DONS POUR AIDER NOTRE MOSQUÉE

لَن تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّىٰ تُنفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ وَمَا تُنفِقُوا مِن شَيْءٍ فَإِنَّ اللَّهَ بِهِ عَلِيمٌ

MOSQUÉE > Articles > Le musulman : entre le suivi et l’innovation
2-11-1439AH 15-7-2018AD 265

Louange à Allah, Seigneur de l’univers. Et que les éloges et le salut soient sur Son serviteur et Messager Muhammad, le véridique et digne de confiance, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les ont suivis.

Ceci étant dit :

L’imam, le réformateur, le prédicateur et bon conseiller, Muhammad Ibn Salih Al-Othaymin, qu’Allah (تعالى) lui fasse miséricorde, a dit, comme cela est dans « majmou’ al-fatawa wa ar-rassail » (7/231-228), dans le chapitre sur la croyance aux éditions dar ath-thoriya :

« Parmi les plus grandes choses exigées par l’attestation que Muhammad est le Messager d’Allah, il y a le suivi du Messager (ﷺ) en apparence et en secret. Quant à celui qui ne suit pas le Messager (ﷺ), même s’il fait preuve de sincérité envers Allah, il n’aura pas concrétisé l’attestation que Muhammad est le Messager d’Allah. Il ne l’aura pas concrétisée et cela ne sera pas accepté de lui, même avec la sincérité. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quiconque accomplit une œuvre que nous n’avons pas ordonnée, elle sera alors rejetée. ». Et dans une version« Quiconque instaure dans notre ordre ce qui n’en fait pas partie, cela sera alors rejeté.».

S’il en est ainsi, alors la sincérité n’est pas tout, il est indispensable qu’elle soit accompagnée du suivi, [c’est-à-dire] du suivi du Messager (ﷺ), de manière à ce que l’homme ne prenne personne comme associé avec le Messager (ﷺ) dans le fait de légiférer pour la création. Même s’il compte parmi les plus grands imams des musulmans, même si c’est Abou Bakr ou Omar, il ne nous est pas permis d’en faire un associé avec le Messager (ﷺ) dans la législation. Ibn Abbas, qu’Allah l’agrée, a dit : « Des pierres sont sur le point de tomber du ciel sur vous. Je dis : « le Messager d’Allah a dit » et vous dites : « Abou Bakr et Omar ont dit ». ».

Et Allah (عز وجل) a dit :

فَلْيَحْذَرِ الَّذِينَ يُخَالِفُونَ عَنْ أَمْرِهِ أَنْ تُصِيبَهُمْ فِتْنَةٌ أَوْ يُصِيبَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ

« Que ceux, donc qui s’opposent à son commandement prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. ». [an-nour, 63]

Par conséquent, celui qui ne suit pas le Messager (ﷺ) n’aura alors pas concrétisé l’attestation que Muhammad est le Messager d’Allah. Et le non-suivi du Messager (ﷺ) est de deux sortes :

1/ L’un d’eux consiste à faire passer la parole de quelqu’un d’autre avant la sienne.

Il connait la voie du Messager (ﷺ), mais il fait passer la parole de quelqu’un d’autre avant la sienne. Et ceci est très répandu chez les fanatiques des écoles, qu’il s’agisse des écoles juridiques ou des écoles idéologiques et doctrinales. En effet, lorsque tu montres à certains fanatiques la voie du Messager (ﷺ) d’une manière claire comme le soleil en plein jour, ils te répondent : « Untel a dit ceci et untel a dit cela. ». L’Imam Ahmad, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit condamnant cela : « Je m’étonne de ces gens qui connaissent la chaîne de transmission du hadith et son authenticité et qui optent pour l’avis de Sofiane. ». Et Allah a dit :

فَلْيَحْذَرِ الَّذِينَ يُخَالِفُونَ عَنْ أَمْرِهِ أَنْ تُصِيبَهُمْ فِتْنَةٌ أَوْ يُصِيبَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ

« Que ceux, donc qui s’opposent à son commandement prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. ». [an-nour, 63]

Qu’en est-t-il alors de ceux qui optent pour l’avis de personne qui sont moindres que Sofiane et prétendent à la voie du Messager (ﷺ) ? Si on leur dit : « Ceci est la voie du Messager (ﷺ) », ils disent : « Mais untel a dit ceci et cela. ». Qui a été envoyé à vous ? Cette personne ou le Messager d’Allah Muhammad ? S’il répond : « Cette personne », il a alors mécru et a proclamé sa mécréance. Et s’il répond : « Muhammad », nous [lui] disons alors : quelle est donc pour toi la valeur de ce message car tu fais passer la voie de quelqu’un d’autre que lui avant la sienne ? Si ton Messager est Muhammad (ﷺ), tu dois alors le suivre lui et être bienséant à son égard.

2/ Quant à la seconde sorte d’opposition à la voie du Messager (ﷺ), elle consiste à instaurer dans la religion d’Allah ce qui n’en fait pas partie, en accomplissant une chose pour se rapprocher d’Allah alors que le Messager (ﷺ) ne l’a pas légiférée.

Celui-ci n’a pas concrétisé l’attestation que Muhammad est le Messager d’Allah. S’il avait concrétisé l’attestation que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ), il n’aurait pas innové dans la religion d’Allah ce qui n’en fait pas partie. En effet, lorsque l’homme innove dans la religion d’Allah ce qui n’en fait pas partie, cela suppose qu’il rectifie les paroles d’Allah et celles de Son Messager. Et cette rectification de la parole d’Allah suppose le démenti de cette phrase immense :

الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الْإِسْلَامَ دِينًا

« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous. » . [al-maida, 3]

Où se situait le Messager d’Allah (ﷺ) quant à cet acte par lequel tu te rapproches d’Allah et Lui voues l’adoration ? Où se situait-il ? Etait-il ignorant à son sujet ? Si tu réponds oui, tu l’auras alors taxé d’ignorant. Transgressait-il à cela ? Si tu réponds oui, tu l’auras alors accusé de transgression. L’aurait-il caché à sa communauté ? Si tu réponds oui, tu l’auras alors accusé de cacher. Si l’en est ainsi, que tout ce que cela implique est faux, il lui incombe alors de dire que toute innovation que l’homme voue à Allah – qu’il s’agisse d’une croyance du cœur, d’une parole de la langue ou d’un acte des membres – est une fausse croyance.

Et le Messager (ﷺ) a dit vrai : « Toute innovation est égarement. ». Cette phrase débute par le mot : « toute » qui est le terme de généralité prouvant le plus la généralité, il ne contient pas de restriction.

Par Allah, si cela serait dans un seul livre de ceux qui sont suivis aveuglément, il serait alors dit à quiconque exclurait une innovation de cette généralité : où est ta preuve ? Mais en ce qui concerne le Messager (صلى الله عليه وسلم), ses paroles claires, explicites et sans équivoques sont altérées et on dit : « Cette parole est générale mais le sens voulu est particulier. Nous jugeons convenable d’adorer Allah de cette façon car nos cœurs s’y attendrissent et cela nous stimule. ». Cependant, nous disons : par Allah, si cela était un bien, Allah l’aurait alors légiféré pour Ses serviteurs. L’attendrissement du cœur pour cette innovation inflige son endurcissement vis-à-vis de la Sounna. En effet, le cœur est un récipient, si tu le remplis de bien, il s’en remplira. Mais si un mal s’introduit avec ce bien, il restreindra forcément le bien qui sortira alors. Si tu as un récipient rempli d’eau et que tu verses dans celui-ci une autre eau, contiendra-t-il l’ensemble [de l’eau] ? Il en sortira forcément. Par conséquent, soit c’est la Sounna, soit c’est l’innovation.

C’est pour cela que nous nous adressons à toute personne dont le cœur renferme sincérité et amour pour la religion et pour le Messager (صلى الله عليه وسلم), nous lui disons : qu’Allah te rétribue en bien pour cet amour et pour cette sincérité ! Cependant, fait partie de la sincérité complète que tu ais la conviction qu’il n’y a aucun bien pour l’homme dans ce qu’il voue à Allah si ce n’est par ce qui a été révélé dans le Livre d’Allah et la Sounna de Son Messager (صلى الله عليه وسلم). Alors pourquoi recherches-tu le bien ailleurs ?

Il y a, dans ce qui a été révélé dans le Livre d’Allah et dans ce qui est rapporté authentiquement du Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) en matière d’adoration, ce qui suffit [amplement] pour réformer les cœurs, les corps, les individus et les sociétés. Mais où sont les cœurs disposés à recevoir cela ?

Il y a des cœurs qui sont semblables au verre, quelle que soit la chose qui vient le heurter, il se brise. Et il y a des cœurs qui sont semblables à une éponge, ils acceptent mais sont résistants. Ils ne se fragmentent pas et ne se brisent pas mais ils arrivent à distinguer le vrai du faux. Nous disons donc à celui qui instaure une innovation dans la religion d’Allah, qu’il s’agisse d’une parole prononcée par la langue, une croyance du cœur ou un acte des membres, nous [lui] disons : le Livre d’Allah est présent, la Sounna du Messager (صلى الله عليه وسلم) est présente et révisée, l’authentique et le faux ont certes été clarifiés, la voie des pieux prédécesseurs est présente, et la louange est à Allah. Alors, pourquoi innoverions-nous dans notre croyance ? Pourquoi innoverions-nous des formules d’évocations pour lesquelles Allah n’a fait descendre aucune preuve ?

Si toute personne dont le cœur est attendrit par une chose, ou est enjolivée dans son cœur une chose que l’on voue à Allah, voue alors cette chose à Allah, les gens formeront-ils une seule communauté ? Pas du tout, mais elle se divisera. Cependant, il y a une balance :

لَقَدْ أَرْسَلْنَا رُسُلَنَا بِالْبَيِّنَاتِ وَأَنْزَلْنَا مَعَهُمُ الْكِتَابَ وَالْمِيزَانَ لِيَقُومَ النَّاسُ بِالْقِسْطِ

« Nous avons effectivement envoyé Nos Messagers avec des preuves évidentes, et fait descendre avec eux le Livre et la balance, afin que les gens établissent la justice. ». [al-hadid, 25]

Il y a une balance :

فَإِنْ تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللَّهِ وَالرَّسُولِ

« Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager. ». [an-nissa, 59]

Si vous vous mettez d’accord sur une chose, alors c’est la vérité :

وَمَا اخْتَلَفْتُمْ فِيهِ مِنْ شَيْءٍ فَحُكْمُهُ إِلَى اللَّهِ

 Cheikh Muhammad Ibn Salih Al-Othaymin. 

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